La créativité devient une matière universitaire

By | 9 février 2018

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Dans cet article récent du New-York Times – « Apprendre à penser différemment » – Laura Pappano est allée à la rencontre des grands spécialistes américains de la créativité, et en particulier de ceux qui l’enseignent. On voit fleurir, là-bas, de très nombreuses formations de tous niveaux : simple option lors d’études supérieures (en commerce ou en science par exemple), spécialisation pour certaines filières (comme la psychologie) ou sujet central pour le master spécialisé de l’Université de New York – bientôt agrémenté d’un Ph.D. C’est une évidence : la créativité s’apprend !

Si les matières classiques importent toujours, leurs contenus évoluent à la vitesse de la lumière et les enseignants, soucieux de transmettre des connaissances réellement utilisables, se tournent de plus en plus vers les talents liés aux processus, aux stratégies de recadrage et à l’extrapolation des informations. Autant de savoir-faires qui réclament une maîtrise technique de la créativité et permettent, en échange, de continuer à travailler dans le contexte ambigu actuel : le développement massif des TIC depuis les années 70 ayant abouti à une extrême complexification de notre rapport au monde.

L’esprit critique et rationnel a longtemps été considéré comme LE talent nécessaire et suffisant pour mener à bien ses affaires, personnelles et professionnelles. La réalité contemporaine semble désigner la créativité comme son partenaire indispensable. Bien enseignées, les méthodes et techniques nécessaires à son maniement se répandent. L’image du génie créatif usant de pouvoirs un peu magiques n’en a plus pour longtemps.

PS : la France n’est pas en reste avec des formations complètes et solides comme celles du CNAM-CréaFrance, d’Iris ou de l’Université Paris-Descartes.

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